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voici le tourbillon et Suis fautif.

Tourbillon

 

La démocratie est comme un barreau,
Celle que je connais est entre les crimes gâteaux,
On dit que tous les hommes naissent égaux,
Oui, avec la liberté ; nous sommes tous derrière les bourreaux ,

Non,  sans bonne gouvernance nous sommes des os,

 

Méfiez vous des vos indifférences,
Moquez vous de ces souverains vampires pleins d’incompétence,

Ecartez ces princes pleins de violence,
Ils nous disent qu'ils vont nous protéger, mais ils nous écrasent en silence
Unique moyen pour s’éterniser en vengeance ;

La Démocratie, c'était une belle idée,
Mais au rendez-vous  manqué,
Démocratie, cette belle connerie, sœur des idéaux déshabillés
Ce gigantesque cadeau entre assassins du prolétariat fusillé

 

Mais, au bout de la blessure du temps cruel

Une époque tristement souriante s’exilera à l’inhabituel,

 

Aujourd’hui ou jamais soyons débout,

La nation et nous cohorte de la révolution, ripostons à ce coup,

 

Tu es une descendance du mal, génération d’espoir

Epoque salvatrice sur qui l’aurore du lendemain éclaire,

Héritière d’imperfection, peuple rêveur,

 

Débout, débout tous unis à la conquête de l’avenir honnête,

Embarquons cette arche du salut public qui nous transporte,

 

Voici cette étoile qui chute du ciel à la terre,

Au doux soleil, ce vent libérateur qui souffle sans terreur,

Peuple incrédule réveille- toi, et dis non à l’erreur


Ouvres tes yeux, peuple ivrogne et misérable
Pauvre  endurci, saches que ton malheur n’est pas éternel, c’est épouvantable
Chômeur opprimé, pourquoi crois tu à l’inexistante malédiction de la nature ; c’est horrible

Peuple, vendeur du pain sanglant ;  c’est pénible

 

Non à ces princes qui te regardent sans te voir,

Seul, tu es le guide de cette arche de ton destin, tu dois le croire
Engage toi afin que ton bonheur prédestiné se fasse asseoir,

Une seule solution: Embarque l’arche  Révolution!

 

Arthur OMAR KAYUMBA, recueil des poèmes, CRI DU SANG

JE SUIS FAUTIF

 

Que je l’approuve et l’assume, eh bien! Oui.

Les messages de vos tam-tam, je les ouis.

Me servant de ma conscience comme appui,

J’étale erreurs et fautes jadis enfouies.

 

Je suis fautif,

Non maladif,

Peu évasif,

Sans correctif.

 

Je suis connu du nom de la jeunesse.

Aujourd’hui improvisée poétesse,

Aux yeux du fleuve majesté, je confesse,

Mon esprit libéré de la paresse.

 

Je suis fautif,

Non maladif,

Peu évasif,

Sans correctif.

 

Corruption dans écoles et professions ;

Corps, âme voués à la prostitution ;

Environnement et mœurs en pollution ;

Pour ces vices je mérite bien punition.

 

Je suis fautif,

Non maladif,

Peu évasif,

Sans correctif.

 

Pour n’avoir pas gardé ma chère ville saine,

La pulvérisant d’impures haleines ;

Pour ces avortements provoqués en chaine ;

Je suis prêt d’être condamné à toute peine.

 

Je suis fautif,

Non maladif,

Peu évasif,

Sans correctif.

 

Mangeant à la lourde sueur de leur front ;

N’exploitant pas sol, air, eau dans leur fond ;

Ignorant l’histoire de tes bataillons ;

J’en suis désolé dans mon plus profond.

 

 

 

Emile KAMALA KIBANCHA dit La jeunesse

 

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