C’est ce samedi 8 Mai 2021 que le Présidium du Parlement des Jeunes de Kinshasa adjoint au Bureau National s’est réuni d’urgence pour évaluer la situation générale du pays et déclencher les actions civiques et d’engagement des jeunes parlementaires sur l’ensemble du territoire national. La proclamation de l’état de siège, les massacres des populations civiles, les réformes électorales, le registre des appareils mobiles, la gratuité des syllabus dans les universités, la situation économique ont été entre autres des points saillants de la réunion de crise.
Sur le point relatif à l’état de siège :
Après débats et délibérations, les délégués à la réunion de crise ont tout d’abord réitéré leur adhésion à la proclamation de l’état de siège tout en notant le caractère folklorique et complaisant l’ayant précédé. Ils ont recommandé l’extension de l’état de siège dans les provinces du Sud- Kivu et de Tanganyika notamment, le changement des unités et des commandants des opérations. Les jeunes parlementaires de Kinshasa ont ensuite manifesté leur adhésion à la décision d’installation et de redynamisation du programme de coopération civilo-militaire dans le Nord-Kivu et l’Ituri, tel que décidé par l’ambassadeur Arthur Omar KAYUMBA pour matérialiser l’accompagnement du Parlement des Jeunes aux forces armées de la RDC. Les jeunes parlementaires de Kinshasa se sont engagés à rejoindre les rangs des forces armées de la RDC lorsque l’appel sera lancé par le Bureau national du Parlement des Jeunes . Enfin, les délégués se sont dits préoccupés par la dernière visite de son excellence Olusegun OBANSANJO à son excellence le Président Tshisekedi, au lendemain de l’ingérence médiatique de Kigali sur la situation sécuritaire au Sud-Kivu. Une communication sera faite autour des possibles propositions de l’ancien président Nigérian sur la crise dans la région des grands lacs.
Au chapitre des massacres des populations civiles à BENI depuis 2014 :
Les délégués à la réunion de crise ont chargé le Bureau National du Parlement des Jeunes d’initier une plainte contre l’Etat Congolais pour sa complicité dans les crimes internationaux commis à BENI et dans d’autres régions du pays. Une complicité justifiée d’abord par la collaboration des forces armées de la RDC avec certains groupes armés et forces armées étatiques et non-étatiques étrangères ; ensuite l’abstention coupable de l’Etat Congolais dans la mise en œuvre de la responsabilité de protéger les populations civiles, alors qu’il en a les moyens. Sans donner des détails aux délégués de crise, l’ambassadeur KAYUMBA a fait savoir qu’une démarche était déjà déclenchée depuis quelques mois.
Au chapitre des réformes électorales :
Les délégués à la réunion ont validé les différentes propositions du Bureau national pour la réforme de la loi électorale. Deux points majeurs ont découlé de ces propositions à soumettre à l’assemblée nationale : la décentralisation des opérations de vote, de dépouillement, de compilation et de la publication des résultats provisoires province par province par chaque circonscription électorale, pour ne laisser au niveau national que le travail de rassemblement des différents résultats provisoires. Ensuite l’exigence de la constitution des listes paritaires des candidats jeunes et vieux dans les partis politiques.
Au chapitre du registre des téléphones mobiles :
Les délégués à la réunion de crise ont qualifié les méthodes utilisées par l’Etat Congolais dans l’enregistrement, le recensement et la taxation des téléphones mobiles ; de violation de droit de l’homme à la communication et d’illégales. Une violation massive teintée de l’intention de nuire, d’arnaquer et d’extorquer les populations organisées en citoyens. Le Parlement des Jeunes s’est réservé le droit de saisir la cour africaine des droits de l’homme et autres instances contre l’Etat Congolais et les entreprises de communication ayant obéi à l’ordre visant à violer un droit de l’homme.
Au chapitre de la gratuité des syllabus dans les universités :
Les délégués à la réunion de crise ont qualifié d’illégal pour violation de la propriété intellectuelle. Cependant, les délégués ont estimé que c’est plutôt le caractère obligatoire d’achat de syllabus qui doit être banni. En conséquence les délégués ont demandé la gratuite des versions numériques des notes des cours , comme une obligatoire pédagogique des enseignants. Le Parlement des Jeunes a enfin conclu que l’issue palliative à cette problématique reste la dispo nibilisation des bibliothèques universitaires massives et interdisciplinaires. A propos de la gratuité de l’internet dans les universités, les délégués ont estimé qu’une telle obligation budgétaire incombe à l’Etat sans opportunité de recours au prélèvement fiscal extrabudgétaire et viole la loi sur les finances publiques.
Enfin la situation économique du pays :
Les délégués ont constaté l’effondrement du pouvoir d’achats des citoyens et la hausse des services de première nécessité : la nourriture, le transport … Ils ont recommandé l’instauration d’un état d’urgence économique.
En rappel cette réunion de crise a été convoquée et présidée par l'ambassadeur Arthur Omar KAYUMBA sur demande du Bureau provincial du Parlement des Jeunes de Kinshasa conduit par l'honorable Vallon NGOLU élargi au présidium intercommunal.
Kinshasa le 10 Mai 2021
Division de l’Information Publique et de Liaison.