UNE GENERATION ASSASSINEE : Revue JeuneCONGO

Une génération assassinée. 

Adieux  l’avenir, la nation accompagnée à sa dernière demeure…un  coup dur pour l’Afrique. !!! 


A l’aube d’un espoir salvateur, l’humanité tout entière retiendra les évènements de triste mémoire qu’a connus un peuple martyr vivotant au cœur du continent de NELSON MANDELA ; c’est là, la terre des aïeux de PATRICE EMERY LUMUMBA, c’est en tout cas le véritable eldorado des habitants de la terre. Embourbée dans une date crépusculaire du 04 Janvier 1959, une cohorte indépendantiste fut noyée dans un déluge du sang colonialiste, ce sang qui puât au nez des ancêtres, provoqua l’éclipse Belgo-Congolaise en ce jeudi 30 Juin 1960. C’est dans un ciel congolais assombri par les coups des tonnerres que les descendances des australopithèques , des grecs, des amérindiens ; les fils et petits fils des Berbères de l’Europe ; les cadets des pharaons et surtout les originaires du Valée de Golge d’oldway apprirent la naissance d’une nation au centre de l’Afrique, c’est la nation Congolaise  qui naquit ; Dès lors,  les hommes et les femmes s’engagèrent à prendre leur destin en main, c’est le vrai salamalec entre Jules César et Louis 14 . Contrairement aux attentes du monde, c’est le début d’une crise, la première République assassinée, une élite intellectuelle massacrée par les hommes obnubilés des oripeaux du pouvoir, l’évènement LITITI MBOKA reste gravé dans la mémoire, c’est une génération scientifique disparue en exil d’obsèques. La nation presque rendue à sa dernière demeure.

Trois décennies plus tard , c’est l’éclatement de la guerre, des conflits armés, des conflits interethniques et intercommunautaires, ayant ainsi provoqué en conséquence  plusieurs pertes en vies humaines, le déplacement massif des populations, chômage, le sous emploi, la pauvreté, la famine, la malnutrition, bref, toutes les pires formes de souffrances humaines. De part son scandale géologique et potentiel, la République Démocratique du Congo était transformée en pomme de discorde entre les disposants de la puissance mondiale, les prétendus gardiens de la démocratie ; la RDC a servi d’un sanctuaire de la jungle économique multinationale au détriment d’un peuple victime et bourreau de lui-même à la suite de la complicité de ses propres leaders. Aujourd’hui on note plus de 6 000 000 des congolais disparus au cours des dernières années. En tout cas, la tragédie a donné naissance à des nouvelles classes sociales, on entendra parler des jeunes de la rue, les jeunes filles victimes des violences sexuelles, des jeunes orphelins, les jeunes associés aux forces et groupes armés, bref c’est un pléthore des bombes à retardement ayant hérité des affres de fainéantise des dirigeants Congolais.

 

Ils naissent, grandissent et vivotent dans les rues du Congo Démocratique ; ils sont sans identité, ils ont perdu leurs parents au cours des barbaries fantasmagoriques, certains ont été ramassés à 3 mois de leur naissance, d’autres renvoyés dans les rues à la suite des conditions sociales précaires, parmi eux de délinquants naturels criminels en miniature. Regroupés dans les rues et ruelles des villes, ces jeunes lavent des véhicules, ils sont des dockers par excellence, ils se blessent la colonne vertébrale, ils se font écraser par une voiture, ils se droguent ; à longueur des nuits et des journées, ces jeunes se promènent avec des armes à feu et celles blanches ; pour eux  tuer, voler, escroquer, extorquer et violer  garantissent leur survie.  Ils conçoivent de leur façon le monde, pour eux compassion c’est une insulte, ils n’ont pas d’affection envers qui que ce soit, car personne ne leur a fait l’amour fondamental disent-ils, celui des adultes, l’affection maternelle; seule la rue récompense leurs actes, ils connaissent de quelle manière le monde les récompense. Pour ces jeunes gens, les sarcasmes ; la douleur, la famine et la mort  constituent leur vécu quotidien, une souffrance impitoyable les aveugle pour voir le feu. Pour eux, le temps est différent, ils s’en foutent de savoir quel jour ils vivent et quel âge ont-ils ; la lumière est une menace pour eux, la période de pluie est un désastre car la journée toutes les activités seront perturbées. Au fil du temps qu’ils grandissent dans les rues, ils embrassent des nouvelles formes de criminalité, dans de grandes villes comme KINSHASA, ils tuent ; volent et violent les paisibles citoyens, Bien outillés en armes blanches et à feu, ils sont manipulés parfois par des politiciens pour boycotter leurs divergences. Imaginez le sort de cette génération terroriste née des humains, mais grandie et éduquée dans et par la rue, c’est une bombe à retardement qui nous conduit à un véritable terrorisme silencieux.    Ils sont difficiles à rééduquer quand ils se sont totalement familiarisés au maternage criminel de la rue, aucune politique de réinsertion ne pourra aboutir tant qu’ils auront passé suffisamment un long moment entre les mains de la marraine rue, il faut vite les récupérer avant qu’il ne soit tard. C’est une génération sacrifiée par les politiques et les humanitaires chargés de la question, qui passent et voient ces jeunes gens, mais ils sont invisibles ; en jeep fumée, des séminaires en séminaires, les humanitaires les regardent sans les voir ; la société les isole, leurs familles les rejettent et l’Etat les arrête puis les condamne, c’est un danger en face de l’avenir de la nation ; il y a danger ...!!!

 

Il en est de même pour ces jeunes éclaboussés par les larmes du désespoir, ils ont été des milliers à servir aux cotés des forces et groupes armés, ils ont été forcés à violer leurs propres mères et assassinés leurs propres pères, jadis enfants soldats, cette catégorie connait d’énormes difficultés pour s’intégrer dans la nouvelle société. Ces jeunes ont été noyés dans le déluge d’un scandale sanguinaire. Au cours des hostilités, les civils en débandade, les familles dispersées, enfants perdus pleurant  où sont leurs parents ?  Blessés ? Capturés ? Morts ? Ou vivants ? A Dieu seul la réponse car dit-on la masse n’a pas d’âme, seule la vie d’après guerre vaut la peine d’être survécue. Qu’est-il advenu du jeune en fuite ou le sort de celui resté au village avec la grand-mère ou le parent ? Certainement forcés de passer en acte sexuel avec eux ; c’est ignoble, un horrible enlèvement s’en suivait pour des fins militaires. Pendant les conflits, les jeunes filles et les garçons ont constitué la première cible d’attention des belligérants , des milliers des jeunes dont l’âge variait entre 7 et 20 ans avaient été forcés à devenir combattants ou  partenaires sexuels ou domestiques dans les camps des rebelles ; certains par patriotisme se sont associés aux milices d’autodéfense communautaire ; en tout cas nul n’ignore la souffrance infligée à cette génération martyr.

Aujourd’hui, c’est leur avenir qui s’obscurcit, une moindre importance est accordée à cette catégorie des jeunes privés de leur jeunesse, privés de l’éducation et de l’humanité ; des faibles politiques de désarmement et de réinsertion, les poussent à rejoindre à nouveau les rues et les forets à la recherche de la survie, en déséquilibre entre le passé et le futur ; ils sont déboussolés par la tragédie du présent qui les attire à une éternelle criminalité. Après la démobilisation, ces jeunes gens sont jetés dans leurs familles, qui à leur tour les rejettent dans les rues ; l’Etat et ses partenaires s’en foutent de savoir leur sort post démobilisation, sans suivi ni encadrement, ils sont exposés aux dangers qui les entourent. Cette génération abandonnée à son propre sort est maintenant dans les rues et menace les paisibles compatriotes, c’est aujourd’hui l’éclatement d’une bombe à retardement, faites attention ; il y a danger ...!!!

« La vie du présent vaut la peine d’être vécue », dit-on. La guerre n’a pas seulement jeté les jeunes dans les rues, elle les a aussi soumis à une extrême pauvreté inexplicable, c’est le début d’un désespoir infini qui s’installe dans le chef des milliers des jeunes qui espèrent mourir avant d’atteindre 30 ans ; l’ampleur du désastre est gigantesque, une génération rendue épicurienne autour des questions pourquoi vivre et comment va la vie ? La vie comme elle va, c’est la véritable psychose du passé.

 

Dans un présent confus sans espoir de l’avenir, bon nombre des jeunes congolais se livrent à une distraction inimaginable ; les uns se réveillent en alcool et s’en accouchent, les autres marchent en musique et réfléchissent en danse ; les jeunes filles prostituées constituent les gibiers consolateurs. La prostitution à grande échelle a pris de l’ampleur ; en face d’un lendemain sombre, un amour romantique anime la jeunesse Congolaise ; les soirées sabbatiques sous la garde gendarme des milliers des jeunes filles qui s’exposent à compter le nombre des regards d’amour, un amour monnayé et évacué par la circonstance. Les gouttelettes des larmes sont innombrables  lorsqu’on tourne ses regards dans les cabarets à la mexicaine, aux universités sexuellement franchissables ; aux écoles complètement corruptibles ; aux emplois sexuellement acquis et aux comportements extrêmement contraires aux mœurs. L’ensemble de ces drames prouve à suffisance que les jeunes Congolais sont abandonnés à leur triste sort. La RDC est l’un des premiers pays au monde habités majoritairement par une population très jeune, soit 65 pour cent de la population générale ; une démographie d’espoir pour des pays qui se respectent étant donné que tout développement ne peut être rendu possible que par la population productive qui est celle des jeunes munis d’une structure mentale rationnelle, mais à l’allure où vont les choses,  au Congo c’est le pur contraire ; en lieu et place de se développer, le pays ne fait que sombrer dans le chao aux jours les jours, un désastre permanent au vu et au su de l’opinion dirigeante et dirigée. Ce peuple est-il soumis à un malheur éternel ? A LUMUMBA seul la réponse. Mais à ce sujet, les avis du commun des mortels restent départagés, les uns imputent les dirigeants des complices et les autres soutiennent la malédiction de la nature, « je ne mange pas car je suis malade ; je suis malade car je ne mange pas », ont-ils tort ou raison ? Analysez cette illustration et trouvez la réponse. Il faut savoir qu’au Congo, la corruption prend naissance déjà dès l’école élémentaire (Primaire) ; à l’école secondaire, l’argent et le sexe constituent la garantie de réussite ; à l’université, c’est le grand chao, les grands scientifiques par excellence, ces professeurs se livrent à détruire la jeunesse nationale par la pratique du système des points sexuellement transmissibles ou de réussite monétairement acquise ; ils s’en foutent de l’élite intellectuelle qu’ils sont censés transformer ; ils rompent les cours quand ils veulent ; ils imposent des conditions précaires aux étudiants Congolais, de fois ils déclarent en plein auditoire que l’espoir est orienté ailleurs ;  là, c’est l’élite intellectuelle des étudiants Congolais de la diaspora. Ces professeurs d’Université reconnaissent la lourdeur de la dose du mal injectée dans cette génération, rien à espérer donc ; pourtant ces possédants  de la science ont bénéficié jadis de l’assistance de l’Etat pour devenir ce qu’ils sont. Le scandale c’est encore quand on se promène le Week-end ; ce sont les cabarets pleins des clients majoritairement jeunes, les jeunes filles de 14 à 18 sont prises en otage par l’argent des honorables députés, des sénateurs , des ministres, des hommes d’affaires… c’est inimaginable quand on rencontre des notables coureurs des jupons mineurs, un ministre autour d’un verre avec une jeune fille de 16 ans, c’est la gravité gravement grave et insupportable, ces papas vampires ignorent qu’ en face d’eux ce sont leurs enfants, c’est un véritable bouleversement, l’imbroglio sans précédant, c’est le sacrifice d’une génération… il y a danger !!!

Les ordures c’est partout, les jeunes congolais sont soumis à un terrifiant chômage, ici et là ce sont des affiches portant les offres d’emplois avec mention « 5ans d’expérience» qu’adviendra-t-il du jeune étudiant venant fraichement des études universitaires, n’est-ce pas ‘’ l’éternel chômage ‘’ ? Parce que l’eau va à la rivière, l’emploi au Congo reste conservé entre les mains d’une dynastie d’une époque imparfaite ; Pitié !!! Pitié !!! Pour nos jeunes sœurs désirant travailler, on affiche « les candidatures féminines sont encouragées » c’est du donner et du recevoir, le donnant donnant, emploi sexuellement trouvé ; mais à vrai dire il n’ya pas d’emploi au Congo ; seuls deux à trois pour cent des congolais travaillent, et le reste ? Parce que le malheur ne vient pas seul, les familles ont abandonné leurs responsabilités inaliénables à l’endroit de leurs enfants ; oui la circonstance l’oblige, parce qu’au Congo les familles respectueuses survivotent avec moins de 2 dollars américains par jour, imaginez dans une famille où l’on retrouve 8 enfants avec une telle capacité, d’où il sera difficile de subvenir à leurs besoins primaires. Par conséquent, ils vont dans les rues pour se livrer à la délinquance, à la prostitution, à la criminalité et au banditisme. Toutes les rues sont pleines des délinquants, des jeunes drogués, nus, ivrognes, sales ; pour les jeunes filles, l’habillement décent n’est plus au rendez-vous, le rythme de Rio de Janeiro Singlet à ventre cuit, cuisse en annexe. Il ya danger !!!

 

Toutes les mœurs ont disparu, la famille étant la plus ancienne institution censée donner la meilleure éducation de base, ne sait plus à quel sein se vouer car elle est abandonnée par l’Etat. Elle laisse les jeunes dans un total libertinage, les conduit ensuite à une liberticide, et enfin à la mort. La population est complètement inapte, oisive, à côté des dirigeants recrutés au moyen de leur militantisme à l’endroit d’une idéologie politique ; une course au pouvoir qui ignore la souffrance des populations qui s’accroupissent dans la misère. C’est l’Etat qui est en train de mourir, la nation accompagnée à dernière demeure car les professeurs  ne se soucient pas du sort de la science au Congo après leur absence dans l’univers du savoir,  ne forment pas pour être substitués ; les dirigeants se croient  éternels pères de la nation, faisant croire aux gens qu’ils sont inamovibles et qu’à leur absence la relève sera confiée à leurs fils et filles envoyés pour étudier en Occident au prix des impôts, de la richesse, de la sueur et du sang de soixante millions des congolais ; l’opposition est nulle, et court derrière le pouvoir afin d’accomplir les mêmes immondices derrière un militantisme incompétent sans idéal ; une société civile candidate aux différents mandats publics, derrière la monnaie et accomplit le slogan «  le soyons tous derrière X parce que… »Une raillerie insupportable, une haine qui reste gravée dans les cœurs des jeunes héritiers des sottises politiques, s’éclateront un jour, je crains.

D’ici 10 à 20 ans le Congo va tomber dans un scandale sordide  ; manquer qui diriger  quoi et qui, qui  instruire qui .ça sera un coup dur pour l’Afrique, à moins que tout s’accomplisse en état de conscience en réserve d’un plan que le commun des mortels ignore ; alors là il faudra être prudent.

Jeunes gens, l’heure est grave…A SUIVRE

 Arthur OMAR KAYUMBA

 ©Revue JeuneCongo 2010

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